Galerie H2O Oberkorn 2014

Ainsi, les oeuvres de Robert Viola résonnent comme un Memento Mori et bon nombre de ses tableaux peuvent être appréhendés comme des vanités contemporaines. En lieu et place du traditionnel crâne d’Adam, de la bougie à la flamme vacillante, des bulles de savon ou du sablier, les ruines, la déforestation, les coques de navires rouillées, les vestiges d’une industrie ou d’une économie sinistrée évoquent le non-pérenne et en même temps les affres de notre condition humaine.

BIL l’Indépendance Luxembourg 2012

Si les conséquences de la mondialisation économique sont les thèmes récurrents de la production de Robert Viola, son approche nous place toujours à la frontière de la réalité et du mythe, du passé et du présent, de la grandeur et du déclin. Et ses motifs de prédilection s’érigent au sein des compositions comme des sanctuaires de la prospérité.

Galerie BC/2 Bettembourg 2006

Ces temples urbains dédiés aux dieux du pétrole et de l’automobile sont devenus des lieux de vie, des bouts de cité posés un peu plus loin au bord d’une route par la marée urbaine. Places de village sans églises, cafés du commerce sans poivrots, épiceries sans épicière, les stations services font partie de nos vies et de nos villes.

Crédit Suisse Luxembourg 2005

C’est le mérite de Robert Viola de nous rappeler que créer signifie aussi recréer, faire ressurgir, et surtout de nous démontrer en dernière analyse que l’art comme la vie n’est ni éphémère, ni durable, mais en perpétuel mouvement.

Arsenal Metz 1998

En tant qu’archétypes d’une civilisation, les bâtiments industriels sont à mettre sur un pied d’égalité avec les pyramides des Egyptiens ou les temples des Incas. C’est ainsi que le commentaire artistique du peintre pourrait relever du domaine de l’anthropologie sociale.